Les logiciels de type « keylogger » interdits par la CNIL, sauf si le salarié est prévenu

Les logiciels « keylogger » ont notamment pour fonction d’enregistrer toutes les frappes effectuées sur un clavier, les écrans consultés, etc.

 

Saisie depuis 2012 de plusieurs plaintes de salariés dénonçant l’installation, réelle ou supposée, de tels logiciels sur leur poste informatique, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a pris position sur le sujet.

 

Après avoir constaté que ce dispositif permettait d’exercer une surveillance constante de l’activité professionnelle mais aussi d’une éventuelle activité personnelle à partir du poste informatique, la Commission en a déduit que ce type de logiciel ne pouvait pas se justifier en entreprise, en l’absence d’un fort impératif de sécurité (lutte contre la divulgation de secrets industriels, par exemple). Dans ce cas, l’employeur doit délivrer une information spécifique aux personnes concernées.

 

 

Source

 

CNIL, information du 20 mars 2013